Ah… lire ailleurs que dans son lit, juste quelques minutes avant de dormir… et des choses qui n’ont rien à voir avec l’école…

IMG_0136IMG_0137IMG_0138

Grâce à Bauchette, j’ai enfin rencontré Annie Ernaux. Quand les gens racontent d’où ils viennent, quelles sont leurs racines, et quel a été leur chemin, je suis  intéressée. Quand il y a dans leur récit une retenue, une forme de droiture, de l’humilité, un héritage familial, et de l’affection, je suis touchée. Voilà, La place m’a touchée, Bauchette !

Puis j’ai retrouvé par hasard Thomas Vinau dont j’avais trouvé Nos cheveux blanchiront avec nos yeux si beau. La lecture a été la même pour Ici ça va… marquée de nombreuses pauses pour laisser infuser les mots que je lisais. Le personnage de ce roman au jour le jour se nourrit de « la lumière à travers les feuillages », « de la petite comptine de l’horizon ». Et lui aussi avance à petits pas sur ses chemins, et parfois tourne autour de ses blessures à soigner. Cet auteur par deux fois m’a éblouie.

J’ai aussi lu Olivier Adam. Même si au premier chapitre je me suis dit que c’était peut-être trop sinistre pour l’ici et maintenant, je n’ai pas refermé Peine perdue. Parce que j’aime ne pas perdre de vue l’humanité des personnages d’Olivier Adam. Parce que je veux pour inspirateurs des gens qui éclairent, mais que j’ai une grande solidarité pour ceux qui restent sombres.

page

Des trois bandes dessinées « avalées » (je les lis toujours très vite, et je trouve ça un peu dommage), je retiendrai surtout Passe-passe. Pour ses paysages vallonnés et colorés dans lesquels je sauterais bien à pieds joints, pour le charme de sa maison (et sa salle de bains de mes rêves…). Et parce qu’à côté de moi cette même personne chère s’est évaporée de la même façon.

IMG_0143

Et j’ai enfin respectueusement et admirativement contemplé les dessins de Thierry Dedieu dans 14-18. Quel magnifique travail…